
Que dire de cette merveilleuse petite pépite issue de la scène obscure et méconnue du rock-psych’ luxembourgeois… sinon qu'elle est l'oeuvre des We Feel, le seul autre groupe du genre (et de l'époque) originaire du Grand-Duché dont nous ayons connaissance, après les fabuleux Cool Feet.
Très peu d’infos circulent sur cette formation rock dirigée par le, certes plus célèbre, mais non moins énigmatique, Jean Eckian. Car cette sortie du label CBS (que nous situerons en 1969, à une année près) ne ressemble en rien à ce qu'Eckian pouvait faire à l’époque. Il était en effet plutôt tourné vers les « univers » musicaux tout à fait convenus et indescriptibles, sinon impénétrables, de Jacques Dancourt, Blanchard, Maximilien ou encore Annie Cordy. En somme, les We Feel se présentent comme un éclat de folie dans le parcours de ce directeur artistique à première vue anecdotique.
Cela dit Jean Eckian a produit en 1971 le single du groupe Skins, dont on raconte qu'il a ensuite donné naissance au fabuleux disque Araconga. Mais quand on sait que Sacha Distel était le producteur de "Stream", le premier album solo de Philip Catherine, on se dit que tout est possible... surtout en 71.
Bref, il semble bien que le 45 tours que nous présentons ici soit l’unique parution du quartet We Feel qui, comme il est indiqué au dos de la pochette, a tout de même d'une certaine manière imité le grand James Brown ! Attention toutefois, ce n'était pas en dynamitant l'Apollo Theater ou en trustant les premières places des Charts US, mais plutôt en effectuant une tournée au sud-Vietnam d'environ un an (de 1967 à 68) pour soutenir les troupes américaines... De retour sur le Vieux Continent, les We Feel ont enregistré un single resté visiblement sans suite et destiné à devenir le tube des clubs et discothèques de l’époque...
En fait il n'est pas évident que les deux titres proposés puissent réellement enflammer le dancefloor de nos jours ! Et pourtant ce n’est pas faute de contenir un superbe morceau rock psych’, « Somewhere everywhere ». Une wah wah agressive, une rythmique folle (et le terme est justement choisi : prenez garde aux breaks épileptiques de Pipo le batteur !), des claps soutenant le refrain (bien avant Don Blackman !!), et un chorus aérien de Charly à la guitare ! Après la rugosité de ce deep-rock explosif, « On the screen » se présente comme une ballade aux accents pop psychédélique inimitables ; cependant le repos n’est toujours pas au rendez-vous, et le son reste sévère et bien lourd. Les deux compositions sont signées L. Haas et C. Hornemann, deux membres du groupe, enfin c’est une supposition car seuls les surnoms des musiciens de ce quatuor (énigmatique lui aussi) nous sont communiqués.
Très peu d’infos circulent sur cette formation rock dirigée par le, certes plus célèbre, mais non moins énigmatique, Jean Eckian. Car cette sortie du label CBS (que nous situerons en 1969, à une année près) ne ressemble en rien à ce qu'Eckian pouvait faire à l’époque. Il était en effet plutôt tourné vers les « univers » musicaux tout à fait convenus et indescriptibles, sinon impénétrables, de Jacques Dancourt, Blanchard, Maximilien ou encore Annie Cordy. En somme, les We Feel se présentent comme un éclat de folie dans le parcours de ce directeur artistique à première vue anecdotique.
Cela dit Jean Eckian a produit en 1971 le single du groupe Skins, dont on raconte qu'il a ensuite donné naissance au fabuleux disque Araconga. Mais quand on sait que Sacha Distel était le producteur de "Stream", le premier album solo de Philip Catherine, on se dit que tout est possible... surtout en 71.
Bref, il semble bien que le 45 tours que nous présentons ici soit l’unique parution du quartet We Feel qui, comme il est indiqué au dos de la pochette, a tout de même d'une certaine manière imité le grand James Brown ! Attention toutefois, ce n'était pas en dynamitant l'Apollo Theater ou en trustant les premières places des Charts US, mais plutôt en effectuant une tournée au sud-Vietnam d'environ un an (de 1967 à 68) pour soutenir les troupes américaines... De retour sur le Vieux Continent, les We Feel ont enregistré un single resté visiblement sans suite et destiné à devenir le tube des clubs et discothèques de l’époque...
En fait il n'est pas évident que les deux titres proposés puissent réellement enflammer le dancefloor de nos jours ! Et pourtant ce n’est pas faute de contenir un superbe morceau rock psych’, « Somewhere everywhere ». Une wah wah agressive, une rythmique folle (et le terme est justement choisi : prenez garde aux breaks épileptiques de Pipo le batteur !), des claps soutenant le refrain (bien avant Don Blackman !!), et un chorus aérien de Charly à la guitare ! Après la rugosité de ce deep-rock explosif, « On the screen » se présente comme une ballade aux accents pop psychédélique inimitables ; cependant le repos n’est toujours pas au rendez-vous, et le son reste sévère et bien lourd. Les deux compositions sont signées L. Haas et C. Hornemann, deux membres du groupe, enfin c’est une supposition car seuls les surnoms des musiciens de ce quatuor (énigmatique lui aussi) nous sont communiqués.
Au final, voilà une sortie obscure de la prolifique série Gemini dont on espère découvrir d'autres raretés, au fur et à mesure que ce disque remplira à nouveaux les dancefloors de toutes les discothèques de France ! On peut rêver.

1 commentaires:
oooooh celui-là est psyché, psyché!!!!! quelle merveille!! Merci pour ce partage, c'est du lourd!
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